58 jours en Argentine : itinéraire et budget

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Nous venons tout juste de terminer notre séjour de deux mois en Argentine. Voici un bref récapitulatif de notre itinéraire et des dépenses que nous avons engagé.

Pour rappel, avant ça, nous avons passé un mois et demi au Brésil et notre circuit s’est achevé aux Cataratas do Iguaçu.

Puerto Iguazu

Après un passage rapide et sans encombres aux deux frontières (Brésil + Argentine), nous rejoignons la ville de Puerto Iguazu.

À peine descendus du bus, nous recherchons déjà la compagnie Via Bariloche qui nous permettra de quitter la ville dès le lendemain pour Buenos Aires. Les places sont comptées, nous n’avons donc pas de temps à perdre.

Après un échange, quelque peu laborieux, avec la vendeuse de ticket, (notre espagnol est limite, limite, et bizarrement les seuls mots qui nous sortent de la bouche sont en portugais) nous repartons un peu plus serein ! Nos billets de bus sont en poche et nous avons même obtenus quelques recommandations pour retirer du cash.

Finalement, ce bref passage à Puerto Iguazu, nous aura permis de découvrir la plus grosse partie des chutes d’Iguazu (80 %), ainsi que ses trois frontières.

Rarement noté dans les guides touristiques, on vous invite vivement à passer par l’avenue Tres Frontera en fin d’après-midi. Vous pourrez observer le coucher du soleil, et surtout, ce que nous ne savions pas à l’époque, trois villes et trois pays en même temps.

Face à face, de chaque côté du confluent du Rio Iguaçu et du Rio Paraná, l’Argentine, le Brésil et le Paraguay se font la belle ! On vous laisse découvrir tout ça en photos.

Pour les Cataratas do Iguaçu, les mots seuls ne suffisent pas à décrire ce que nous avons vécu. Pour vous qui n’avez pas l’occasion de le voir en direct, notre vidéo sera bien plus parlante !

Street Art Puerto Iguazu
Street Art Puerto Iguazu
Les 3 frontières Iguazu
Los tres fronteras Iguazu

Après une demie journée riche en émotion, nous repartons tranquillement vers l’hostel récupérer nos sacs et continuer notre découverte de l’Argentine. On papote quelques instants avec Nils, notre compagnon de voyage – si tu nous suis sur Facebook, tu as déjà entendu parler de lui – qui nous raconte son passage à la douane. Le tout, entrecoupé de quelques brides de conversation entre la police locale et une cliente de l’hostel ; pas de bol, celle-ci s’est faite voler son téléphone portable alors qu’elle faisait la sieste.

Le voyage entre Puerto Iguazu et Buenos Aires se fera de nuit. C’est confortablement installé dans des feuilles en cuir inclinables, bien emmitouflés sous une couverture polaire verte, un cousin placé dans le creux des reins ou des cervicales, le ventre rempli d’un repas offert par la compagnie, que nous passons les 17 h 30 heures suivantes à traverser le continent sur presque 1300 km. Sous une pluie battante, le trajet se fera sans encombres ; bien qu’entrecoupé de nombreux contrôles de police (j’en ai compté au moins 7). On suppose qu’ils avaient une ou deux personnes dans le collimateur !

Buenos Aires

Il est un peu plus de midi, et si mes souvenirs sont bons, il fait près de 29 degrés. Les yeux encore collés et légèrement déconnectés de la réalité, on débarque au Retiro Terminal de Buenos Aires.

Pour nous rendre au logement de Maria, notre future hôtesse pour les 10 jours à venir, nous devons à nouveau prendre le bus. À priori (en comprendre : « d’après mes sources sur internet »), les taxis ne sont pas supers recommandés ou recommandables, chers et souvent en retard.

Super organisée que je suis, je m’étais au préalable renseigné sur la ligne de bus à prendre. On sort tant bien que mal de la gare (elle est vraiment géante cette gare) en quête de trouver notre bonheur.

Nous voilà sur le quai. On attend de longues minutes en s’imprégnant de l’ambiance « du secteur gare ». Déjà en France, c’est particulier. Ce n’est pas vraiment l’endroit où tu te sens le plus à l’aise. En Amérique du Sud, c’est pire. Surtout si par le plus grand des malheurs tu as lu tout ce qui te passait sous la main concernant la sécurité du pays dans lequel tu te trouves. Je vous rassure, ce n’est pas si dangereux que l’on veut nous le faire croire. Comme dirait l’autre, il suffit juste d’être un minimum over.

Face au quai, un immense terre-plein. Derrière le terre-plein, une rue. Dans cette rue, des gens. Des gens qui vendent tout et n’importe quoi, du genre marché aux puces puissance mille.

Les minutes défilent. Et là, bizarrement, j’ai comme un pressentiment. Un truc qui me dit que j’aurai peut-être dû faire des recherches un peu plus approfondies sur « Comment prendre le bus à Buenos Aires ? ». Il doit bien exister un article de blog sur le sujet. 

Et ben, ça n’a pas loupé ! Tu ne peux pas prendre le bus comme ça. Impossible de monter dans celui-çi et de donner quelques pièces au chauffeur pour payer ta place. Non madame. Non monsieur. Il va falloir que vous retourniez dans cette immense gare à la recherche d’une carte pour pouvoir payer votre place !

Ah ok ! Pas de problème, on rembobine.

Cassette stylo
Pinterest – Threadless.com

Nous voilà donc reparti dans cette immense gare. On n’a pas de temps à perdre, donc pour faire simple, on arrête le premier gardien de sécurité que l’on trouve. Elle nous baragouine un truc en espagnol. On n’est toujours pas bons. On croit comprendre qu’il nous faut aller à un guichet du style télécom. Pourquoi pas !

Devant le lieu dit, on n’est pas vraiment convaincu que ce soit l’endroit pour ce genre de service. Tu peux téléphoner, envoyer/recevoir de l’argent, faire des photocopies, imprimer des mails et pleins d’autres trucs. On n’y comprend pas grand chose et surtout on ne trouve pas un seul mot sur cette longue liste qui ressemble de près ou de long au mot bus. Bon, on va demander à quelqu’un d’autre.

On tombe sur une petite baraque qui ressemble à un office du tourisme. Le mec parle un peu anglais et nous envoie vers les kiosques à journaux. Toujours aussi bizarre, mais pourquoi pas !

Nada !

Au final, par je ne sais quel moyen, on finit par se retrouver au premier endroit indiqué à tenter de communiquer avec le vendeur, à acheter une carte rechargeable et avoir l’impression de s’être fait entuber.

Il n’en fût rien ! Il s’agissait bel et bien d’une carte de bus magnétique rechargeable nommée Sube. Tu peux te la procurer dans ces petits bureaux qui font office de poste, les Correos Argentinos. Et elle se recharge dans les bouches de métro ou dans certains kiosques à journaux.

Et voilà, rien de plus simple ! Une fois en poche, elle ne te quittera plus jamais. À chaque montée, tu la présenteras autant de fois que tu veux au chauffeur en fonction du nombre de personnes qui voyagent. Le chauffeur évaluera le tarif à déduire de la carte par rapport à ta destination.

Petites informations importantes :

1 – Quand tu attends sagement le bus, faire signe au chauffeur pour qu’il s’arrête. Pas de signe = pas de stop.

2 – Faire la queue. On n’essaie pas de gratter une place, ici, on respecte !

3 – Et on descend fissa fissa ! Il n’y a pas de temps à perdre ! Surtout pour le chauffeur.

Décidément, on a toujours une anecdote de bus à vous raconter lors de notre arrivée dans un nouveau pays ! 

On vous reparlera de toutes nos activités à Buenos Aires dans un article dédié à cet effet.

Plaza de Mayo
Plaza de Mayo
Buenos Aires Plaza de Mayo
Plaza de Mayo
Bus emblématique de Buenos Aires
Bus emblématique de Buenos Aires

Mendoza

Le 18 octobre, on quitte toute l’effervescence de la capitale aux allures parisiennes pour se rendre au cœur de la région viticole de l’Argentine : Mendoza. On a adoré passer quelques jours dans cette petite ville.

Les rues sont larges et arborées. L’ambiance générale est calme et détendue. La vue des montagnes donne une atmosphère très apaisante. La ville est propre et entretenue.

Entre 14 h et 17 h, l’absence de vie est omniprésente. C’est l’heure de la siesta. Pas une mouche ne vole. Tout le monde disparaît. L’endroit semble désert. Un régal ! Alors certes si ton souhait est de faire du shopping, il va falloir que tu reviennes. Mais si tu veux juste profiter de la ville pour observer l’architecture et trouver quelques Streets art par ci par là, c’est le moment idéal !

Nous resterons seulement 3 nuits à Mendoza. Nous pourrons toujours y revenir plus tard lors de nos journées off de volontariat. Au final, nous n’aurons pas l’occasion de revenir, sauf pour prendre le bus qui nous emmènera au Chili.

Mendoza
Sur les hauteurs de Mendoza
Mendoza
Un après-midi dans les rues désertes de Mendoza
Cerro de la Gloria à Mendoza
Moi en train de prendre une photo au Cerro de la Gloria, petit mont situé dans la ville de Mendoza
Street Art Mendoza
Street Art Mendoza

San Rafael – La Carmelita : notre maison secondaire

San Rafael, et plus particulièrement La Carmelita, est notre plus long séjour au même endroit depuis le début de notre tour du monde. Nous y sommes restés un mois et demi.

Au cours des préparatifs de notre voyage, nous avions émis l’envie de faire du volontariat. D’une part pour être au plus près des gens, comprendre leur manière de vivre et apprendre la langue, et d’autre part pour faire des économies.

En échange de quelques heures de travail par jour, tu es nourri et logés. Et si tu as de la chance, tu peux te retrouver dans un endroit où tu rencontreras des gens vraiment cool.

Cette première expérience fut vraiment top. Nous devions y rester 3 semaines et on a fini par y rester le double. On a fait des petits travaux de tout genre : cuisine, ménage, nourrir les animaux, poncer et peindre la piscine, tondre la pelouse, préparer les chambres d’hôtel, recevoir les guest, faire les courses pour la famille, aller chez le vétérinaire, faire de l’électricité et de la plomberie, … Des petits travaux sans prétentions, mais qui permettent à tout le monde de vivre dans de bonnes conditions et perdurer le bon état général de la ferme.

Pendant cette période, on a considérablement amélioré notre espagnol et notre anglais, appris beaucoup de choses sur la Suisse et la Slovénie grâce à nos nouveaux amis volontaires, constaté (même si on le savait déjà) que la connerie humaine existe partout. Et surtout, on a découvert l’animal totem de Benjamin. Ils sont tellement drôles et mignons et si craintifs que chaque jour c’était un pur bonheur que d’aller les nourrir. J’ai appris à jouer aux échecs. Etc. Etc.

Et au-delà de ça, même si cela ne fait pas longtemps que nous sommes sur la route, il est plaisant de se poser quelque temps à un endroit. De vivre juste là. De créer des habitudes. D’échanger un peu plus. D’observer les comportements qui nous différencient en fonction de notre culture. Le cheminement de pourquoi chacun est là, à ce moment-là, à cet endroit là !

Pourtant à un moment l’appel de la route a resurgit. L’envie de découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles personnes, de nouvelles gastronomies.

Le 3 décembre 2018, c’est le cœur lourd que nous avons quitté La Carmelita. Quelques larmes ont été versé au moment du départ, car de bons souvenirs et des liens forts ce sont créés. Mais nous savions tous que nos chemins se sépareraient et que nous devrions reprendre la route. De nouveaux volontaires ont pris notre place la veille de notre départ. Et ce lundi, sac sur le dos (beurk, il ne m’avait pas manqué celui-là !), on reprend notre routine habituelle : prendre le bus et rentrer dans un nouveau pays. Cette fois-ci, nous n’aurons pas d’anecdote à vous raconter.

Coucher de soleil à La Carmelita
Coucher de soleil à La Carmelita
Coucher de soleil à La Carmelita
Coucher de soleil à La Carmelita
Plongeon dans la piscine
Après un dur labeur de plusieurs jours (ponçage/peinture), plongeon dans la piscine
Lamas argentine
Nos fidèles compagnons Inti et Dalai. Lamas de père en fils.

Tout le chemin qu’on a parcouru en Argentine est sur la map juste là en bas. 

Puerto iguazu : 1 nuit
• Bus de nuit
Buenos aires : 10 nuits
• Bus de nuit
Mendoza : 3 nuits
San rafael : 43 nuits

Nos dépenses

Pour ces deux mois en Argentine, notre budget n’aura pas beaucoup été impacté. Hormis la location de voiture que nous nous sommes octroyés à San Rafael pour sortir un peu du quotidien et les consommations (bars) pour avoir accès à Internet, faire du volontariat nous a permis de considérablement réduire nos dépenses. Tout le reste concerne notre séjour à Puerto Iguazu, Buenos Aires et Mendoza.

Coût total = 1 266,58 euros, soit :

370,29 € à San Rafael (43 jours) ;
896,29 € pour les autres villes (16 jours).

Budget 2 mois en Argentine

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2 commentaires sur “58 jours en Argentine : itinéraire et budget

    1. Nous avons rempli notre mission avec succès alors :).
      Cela va nous motiver un peu plus à trouver le temps nécessaire pour donner des nouvelles de ce sublime voyage et renouer des contacts.
      Nous espèrons que vous allez bien de votre côté et que vous profitez de votre temps libre pour voyager aux 4 coins du monde.
      Belle journée,
      Stéphanie y Benjamin

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